HIRST Damien

damien hirst loveDamien Steven Hirst, dit Damien Hirst, est né en 1965 à Bristol.
Il n’a jamais connu son père biologique et est élevé par sa mère, Mary Brennan. Hirst se passionne très tôt pour l’art et pour le morbide.
En 1988, alors qu’il est encore étudiant, il organise l’exposition des élèves. Cette exposition, intitulée Freeze, lance sa carrière et celle de nombreux jeunes artistes britanniques. En 1989, Damien Hirst sort diplômé du Goldsmith’s College. En 1990, Damien Hirst rencontre le collectionneur Charles Saatchi lors de l’exposition « Gambler » qui lui commande « The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living », un requin plongé dans une vitrine remplie de formol, oeuvre qui va lancer définitivement l’artiste.
En 1991, il expose à la Woodstock Street Gallery, « In and Out of Love »,il remplit la galerie de centaines de papillons tropicaux vivants. Damien Hirst se fait connaître dans le monde entier avec sa série « Natural History » : un ensemble d’animaux entiers ou découpés (vache, mouton, requin…) exposés dans d’immenses aquariums remplis de formol. Les sculptures de Damien Hirst sont appelées à disparaître car le processus de putréfaction n’est pas arrêté mais ralenti. Damien Hirst réalise également des spot paintings et des spin paintings.
En 1995 Damien Hirst obtient le Turner Prize, prix récompensant un artiste contemporain britannique âgé de moins de 50 ans. En 2008 Damien Hirst vend plus de deux cents de ses oeuvres directement aux enchères chez Sotheby’s sans passer par une galerie pour 140 millions d’euros.
La même année il est élu pour la seconde fois personnalité la plus influente de l’art contemporain par le magazine ArtReview.
En octobre 2008, la galerie parisienne Pierre-Alain Challier présente une exposition des estampes réalisées par Damien Hirst.
En novembre 2008 le Rijksmuseum d’Amsterdam accueille l’oeuvre de Damien Hirst « For the Love of God » pour le premier arrêt d’une tournée internationale. Le célèbre crâne est entourée d’une sélection d’oeuvres du 17ème siècle, choisies par Hirst lui-même, appartenant à la collection du musée.
En 2009, le Centre d’art Pintchouk de Kiev en Ukraine organise une rétrospective, intitulée Requiem.

« J’aime l’idée de mêler le minimalisme à l’horreur de la chair »
Autres dates:
2012 : Tate Modern, Londres
2012 : The Complete Spot Paintings, Gagosian Gallery, Paris
2010 : Galerie de Bellefeuille, Montreal
2010 : Vanités de Caravage à Damien Hirst! – Musée Maillol, Paris
2009 : The Wallace Collection – Hertford House – Manchester Square – Londres

http://www.damienhirst.com/

Robert Combas                     Ma peinture 

Galerie Palmer

« Ma peinture c’est du rock ». Ainsi résume son œuvre Robert Combas artiste lyonnais né en 1957. Fou de rock la musique fonde véritablement son rapport à la peinture. Son œuvre inspirée du graff et de la bande dessinée est à la fois désinvolte et humoristique drôle et sensuelle.
A peine est il sorti des Beaux Arts de Montpellier que son travail est reconnu par le monde de l’Art. Il devient ensuite très rapidement le chef de bande de la Figuration Libre mouvement inventé par Ben.
Pour l’artiste la Figuration libre « c’est faire le plus possible ce qu’on veut le plus personnellement le plus librement ».
Et cette liberté se manifeste dans la variété des thèmes abordés se ressent dans le moindre détail de ses œuvres. Il peint le réel son réel mais retravaille aussi des dessins académiques. Alors il dévergonde des sujets trop sages trop convenables.
Ces tableaux sont un jeu de couleurs de formes de motifs de visages de corps. Il y intègre des bas reliefs moyenâgeux des personnages végétaux à la Arcimboldo des scarifications. Chaque œuvre est un monde en soi. Chacune raconte une histoire sur la vie quotidienne…la stupidité la violence l’amour la haine.
Combas n’est pas prisonnier d’une forme de peinture son œuvre est en perpétuelle évolution…évolution qui fait l’objet d’une première grande rétrospective au musée d’art contemporain de Lyon.

KEITH HARING


L’artiste américain est considéré comme une figure de proue de l’art urbain. Mort prématurément du sida, il aurait eu 54 ans ce 4 mai.C’était l’un des grands noms de la peinture contemporaine. Keith Haring est mort du sida en 1990 à l’âge de 31 ans seulement, mais a profondément marqué l’art de ces dernières décennies. Rendu célèbre par ces graffitis et ses tags, Keith Haring est intimement lié au New York des années 80, baigné par le Pop Art. Dans la Grande Pomme, il y découvre la culture alternative de cette époque qui, hors des galeries et des musées, développe son expression sur des territoires inexplorés comme la rue ou le métro. Il sera un des plus fameux représentants du Street art.

Originaire de Pittsburgh, il entreprend sa formation à l’école des Arts visuels de New York. Il s’essaie à de multiples disciplines telles que le collage et la peinture, et explore tout les recoins qu’offre le monde de l’art.
Soucieux de toucher un large public, Keith Haring commence à dessiner à la craie blanche sur des panneaux publicitaires noirs du métro de New York. Il exécute plusieurs milliers de ces dessins, aux lignes énergiques qui deviendront sa marque de fabrique.

La «patte» Haring c’est la répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives, souvent porteur d’un message engagé. Dans son monde se côtoient bébés, dauphins et silhouettes androgynes, dans des thématiques qui évoquent sexualité, pulsion de mort et soif de vie.

À New York il rencontre des artistes de la vie underground new-yorkaise tels que Kenny Scharf et Andy Warhol avec qui il devient ami, et participe à des expositions au Club 57, qui devient le lieu fétiche de l’élite avant-gardiste.

Dans la seconde moitié des années 80, sa notoriété internationale ne cesse de croître. Il participe à de nombreuses expositions internationales et exécute des commandes prestigieuses, comme la fresque de l’hôpital Necker de Paris. C’est aussi à cette époque qu’il apprendra qu’il est infecté par le sida.

Il s’engage dès lors fortement dans la lutte contre cette maladie, mettant tout son art et sa notoriété au service de cette cause et de sa visibilité. Il crée à cet effet la Keith Haring Foundation en 1989, chargée de venir en aide aux enfants et de soutenir les organisations qui luttent contre le sida. En février 1990, il meurt des complications dues cette maladie à l’âge de 31 ans.

Craig Hanna

H. Craig Hanna, peintre amé­ri­cain né à Cle­ve­land en 1967 et formé à la New York Aca­demy of Art, est un maître. Ex­po­sée en ex­clu­si­vité rue Bo­na­parte, dans la ga­le­rie ger­ma­no­pra­tine de Lau­rence Esnol, son œuvre mérite le détour, pour le plai­sir des yeux et le fris­son de l’échine. Jus­qu’au 5 avril, une ex­po­si­tion tem­po­raire pro­pose une ren­contre avec ses Pay­sages, jus­qu’à pré­sent restés dans l’ombre des por­traits qui ont fait la ré­pu­ta­tion du peintre. L’oc­ca­sion de mettre en pers­pec­tive ces re­gistres dif­fé­rents, et d’en­trer dans l’uni­vers pro­di­gieux de H. Craig Hanna.Carlos Sitting on a Clear Plastic Chair 2001, Huile et Hammerite sur bois, 229 x 229 cmCARLOS SIT­TING ON A CLEAR PLAS­TIC CHAIR, 2001, Huile et Ham­me­rite sur bois, 229 x 229 cm
In­con­tes­ta­ble­ment, H. Craig Hanna joue dans la cour des vir­tuoses avec sa pa­lette. Primé dans le cadre du pres­ti­gieux BP Por­trait Award de la Na­tio­nal Por­trait Gal­lery de Londres en 2001 avec Carlos sit­ting on a clear Plas­tic Chair, sé­lec­tionné à nou­veau en 2006, le peintre ne laisse aucun doute sur ses ca­pa­ci­tés tech­niques.
Cette vir­tuo­sité se lit dans la fi­nesse des traits, la vérité des re­gards, le tra­vail flam­boyant de co­lo­riste et, sur­tout, dans le pro­cédé unique mis au point par le peintre : encre et acry­lique sur Plexi­glas in­versé et su­per­posé à un bois peint, confé­rant une pro­fon­deur in­éga­lable aux per­son­nages qui ha­bitent les œuvres. Dé­am­bu­lant dans les salles hautes du 7 rue Bo­na­parte, ac­com­pa­gné par les ga­le­ristes pas­sion­nés, on est saisi par la force émo­tion­nelle qui émane des por­traits aux murs. Force éga­le­ment de naître sur les épaules de géants, car de grandes in­fluences in­fusent ma­ni­fes­te­ment la pein­ture de Hanna. Lucian Freud s’in­vite dans le rendu de la chair, les co­lo­ris et le regard mé­lan­co­lique du Boy from Costa Rica II.


Boy from Costa Rica II, 2012, Acrylique et Encre sur Perspex, 53×53 cmBOY FROM COSTA RICA II, 2012, Acry­lique et Encre sur Pers­pex, 53×53 cm (hors cadre)
On re­con­naît Schiele dans les corps rougis, les tordus et tor­tu­rés de cer­tains por­traits, à l’ins­tar du regard qui chute, des pieds re­cro­que­villés, san­glants peut-être, et de la main noueuse de Grace, dont la pré­sence si­len­cieuse hurle de dou­leur. On pen­sera aussi à Bacon dans la façon dont ces êtres se dé­ploient hors du monde, sur fond neutre, un uni­vers abs­trait et épuré dans lequel l’ar­tiste les dépose et leur donne vie.
Il y a une in­ten­sité brute chez ces per­son­nages qui hyp­no­tise. Est-ce la taille im­po­sante de la plu­part de ces œuvres ? Est-ce cet in­ci­dent gra­phique qui trans­cende l’œuvre, cette larme de cou­leur in­at­ten­due qui sur­prend ? Sont-ce les re­gards tantôt per­çants, tantôt ac­ca­blés, tantôt in­qui­si­teurs qui semblent porter en eux le secret de ces êtres fan­tas­tiques créés par le peintre ? Est-ce le la­by­rinthe de re­flets, d’har­mo­nies et dis­har­mo­nies chro­ma­tiques, d’étoffes et de dé­tails cap­ti­vants dans lequel s’égare un par­cours sen­so­riel unique à chaque vi­sion­nage ? Sans doute un peu de tout cela à la fois.


NORMANDY LANDSCAPE, 2010, Encre et Acrylique sur Perspex, 53×53 cm (hors cadre)

NOR­MANDY LAND­SCAPE, 2010, Encre et Acry­lique sur Pers­pex, 53×53 cm (hors cadre)

Les pay­sages du peintre, au contraire, sont plus apai­sés, plus clas­siques. On croi­rait d’abord que le peintre fait ses gammes et ses va­ria­tions sur un thème assez convenu, moins frap­pant et in­di­vi­dua­lisé que les por­traits déjà cités. Les tons res­tent sobres : bleu, vert, gris. Ici, point de folie ni d’in­ci­dent. Deux œuvres ex­po­sées dé­rogent peut-être à la règle – un bord de Seine et un ciel de nuit – qui dé­ploient des tex­tures ex­tra­or­di­naires, des cou­leurs sai­sis­santes. Mais même sur ces pein­tures là, l’ab­sence de sujet humain en désa­morce la vio­lence émo­tion­nelle. Sur Nor­mandy Land­scape, la vague ombre d’un homme, un spectre, une ré­mi­nis­cence tout au plus ne sert qu’à fixer l’échelle de la nature en­vi­ron­nante. Par­tout ailleurs, une vo­lonté pai­sible de pastel. La tech­nique du peintre est tou­jours ex­trê­me­ment pré­sente, mais la su­per­po­si­tion de strates de cou­leur, à la Rothko, confère un calme sé­di­men­taire aux pay­sages. L’eau, le sable, le ciel se contrôlent l’un contre l’autre, et se main­tiennent sus­pen­dus dans une fixité tran­quilli­sante.


Normandy Annoville, 2011, Acrylique et Encre sous Perspex, 235×310 cmNOR­MANDY AN­NO­VILLE, 2011, Acry­lique et Encre sous Pers­pex, 235×310 cm (hors cadre)
On croit en­tre­voir dans ces terres et mers pai­sibles la pos­si­bi­lité d’un pa­ra­dis perdu, duquel au­raient chuté les per­son­nages dé­crits plus haut. Si H. Craig Hanna sait peindre à un tel degré de pré­ci­sion les mou­ve­ments aqua­tiques, ou même les pay­sages ur­bains comme en té­moignent ses car­nets de dessin ex­po­sés à l’étage, pour­quoi ses por­traits existent-ils tous dans ce non-es­pace mo­no­chrome, abs­trait, hors du tem­po­rel ? Et pour­quoi ses plages ou bords de Seine sont-ils dé­ser­tés par l’homme ? L’homme, faillible, com­pré­hen­sible, connu, que Craig Hanna peint d’après modèle. La mer, im­mense, illi­mi­tée, in­at­ta­quable, qu’il peint d’après nature. Quel mou­ve­ment inexo­rable a ex­pul­sés les hommes et femmes de Hanna de ces terres puis­santes et pri­mi­tives ? L’ar­tiste semble être à la re­cherche de cette force, qui l’ef­fraie peut-être, en re­pro­dui­sant des pay­sages marins de ma­nière ri­gou­reuse, peu va­riable, quasi sys­té­ma­tique. Aux dires des ga­le­ristes, ces pay­sages, dont l’in­ten­sité semble moindre au pre­mier abord, comptent pour­tant autant aux yeux du peintre que ses por­traits. On me ra­conte une his­toire : l’ar­tiste dé­am­bu­lant sur ces plages de Nor­man­die, pei­gnant, mé­di­tant. Un jour, il dis­pa­rait de longues heures. Ne le voyant plus re­ve­nir, la marée déjà haute, on craint le pire, mais il finit par ré­ap­pa­raître. Hir­sute, che­ville foulée, mouillé, comme vaincu. Et si les pay­sages marins de H. Craig Hanna par­taient de sa vo­lonté de paix avec cette force trans­cen­dante et na­tu­relle ? Une pein­ture per­for­ma­tive qui, re­pré­sen­tant la mer se­reine, tran­quille, grise mais sans tem­pête, sans vo­lonté de pro­vo­quer sa puis­sance, pour­rait cir­cons­crire cette entité qui l’in­ti­mide ? Peut-être est-ce la même vo­lonté que celle de l’Œ­dipe de Bau­chau, aveugle, rompu, vul­né­rable, s’ef­for­çant de vaincre sa peur en fi­nis­sant de tailler la vague mo­nu­men­tale qu’il a sculp­tée dans la fa­laise, la taillant pour la plier, la li­mi­ter, la do­mi­ner à l’ins­tar de sa propre folie.


LAURENCE WITH BLUE GLOVE, 2012, Acrylique et Encre sur Perspex, 235×155 cm

LAU­RENCE WITH BLUE GLOVE, 2012, Acry­lique et Encre sur Pers­pex, 235×155 cm

Une œuvre se dé­tache des autres en ce sens. Lau­rence with Blue Glove est la seule de l’ex­po­si­tion dans la­quelle un per­son­nage ait eu le droit d’être ré­con­ci­lié avec ce pay­sage dont les autres ont chuté. L’œuvre est pétrie de dou­leur. L’ex­plo­sion verte des plantes aux pieds de Lau­rence ex­prime une souf­france, une peur, un obs­tacle qui semble pou­voir la gêner dans sa pro­gres­sion. La longue et lourde robe, les épaules contrac­tées en guise d’auto-pro­tec­tion s’ajoutent à ce poids ac­ca­blant. Le gant bleu, pour­tant, ren­force le per­son­nage : objet de fé­mi­nité par ex­cel­lence, mais aussi sym­bole de puis­sance et de so­phis­ti­ca­tion. Qu’elles qu’en soient les dif­fi­cul­tés et les épreuves ré­sul­tantes, la force brute de la nature et l’hu­main sont à nou­veau unis dans cette œuvre. Or, la Lau­rence de la pein­ture n’est autre que Lau­rence Esnol, la ga­le­riste et mécène de Hanna, qui a su lui té­moi­gner toute sa confiance, ac­com­pa­gner et conso­li­der sa car­rière, lui offrir un écrin à la hau­teur de son œuvre. Il ne serait pas sur­pre­nant qu’Hanna ait vu en cette per­sonne le pivot de sa vie de peintre, et celui de ces deux éner­gies contra­dic­toires et au­pa­ra­vant mu­tuel­le­ment ex­clu­sives qu’étaient ses por­traits et ses pay­sages.
Quoi­qu’il en soit, les hy­po­thèses sur le par­cours de l’œuvre sont condam­nées à rester à l’état de conjec­tures : le peintre ne parle pas de son tra­vail. C’est un homme qui a une ex­cel­lente per­cep­tion et com­pré­hen­sion des gens, dit-on, mais pas de l’émo­tion sus­ci­tée par sa pein­ture. Lui-même af­firme sans l’ombre d’un doute « I paint, so I don’t feel »[1].


SELFPORTRAIT WITH EASEL, Encre et Acrylique sous Perspex, 120 x 240 cm, 2013

Son au­to­por­trait est ré­vé­la­teur de sa pos­ture ar­tis­tique. Tout autour de lui sont re­pré­sen­tées la tech­nique et les conven­tions ar­tis­tiques : pa­lette, che­va­let, toiles et re­pro­duc­tions de maîtres, pots de pein­ture. Pré­sentes, mais en demi-teinte, ef­fa­cées, trans­pa­rentes. Comme si ces ar­te­facts étaient né­ces­saires mais in­suf­fi­sants, sans force dé­fi­ni­tive. Le peintre est nu, les jambes étran­ge­ment glabres et les ex­tré­mi­tés rou­gies. Au centre, trône la toile, blanche, pure, qui rayonne de sa propre lu­mière. L’art existe par lui-même et se révèle à l’ar­tiste, suf­fi­sam­ment expert et en­traîné pour savoir en capter et en tra­duire les rayons. L’ar­tiste n’est pas mis en valeur plus que de raison, un homme parmi les hommes. Tant mieux. Car H. Craig Hanna conserve ainsi toute son in­gé­nuité. Au fur et à mesure de ses craintes, ses im­pul­sions, ses ins­pi­ra­tions, il pro­duit de grandes œuvres qui dia­loguent in­ten­sé­ment avec son public. Dé­pouillées de calcul, émo­tions pures ca­ta­ly­sées par sa tech­nique qui, pa­ra­ton­nerre dis­ci­pliné, capte les éner­gies sans faire de détour par le cé­ré­bral. De là les re­gards hyp­no­tiques. De là les corps trou­blants. De là la mise en scène des af­fron­te­ments réels ou sup­po­sés entre la puis­sance pure et ef­frayante de la nature et la fra­gi­lité hu­maine. De là les lignes et les fron­tières qui, par les choix de cou­leur et la mé­thode du Plexi­glas, semblent entrer en vi­bra­tion et on­du­ler de leur propre chef. Une amie me disait avoir été bou­le­ver­sée par ce mou­ve­ment propre des pein­tures de Hanna, dans lequel elle sen­tait cette au­to­dé­ter­mi­na­tion sau­vage si pré­sente dans son œuvre. Lui ne s’en rend qu’à peine res­pon­sable. Allez faire un tour dans la ga­le­rie du peintre. Vous y sen­ti­rez toute la force de cette pro­fonde in­gé­nuité.
Lucas Gau­dis­sart
Ex­po­si­tion Pay­sages au 22 rue Bo­na­parte (Paris 6e) jus­qu’au 05 Avril.
Ex­po­si­tion per­ma­nente des por­traits et des­sins au 7 Rue Bo­na­parte (Paris 6e).

kongo un artiste sans concession

Né à Toulouse en 1969, d’une mère française et d’un père vietnamien, Cyril Phan, allias Kongo passe son enfance au Vietnam. En 1975, après la chute de Saigon, il est confié à deux yougoslaves pour passer la frontière. De 14 à 18 ans, il vit avec sa mère à Brazzaville, en République du Congo. C’est pendant cet exil qu’il découvre sur des photos prises par ses copains de collège partis en vacances aux USA, les graffitis américains. Il se baptise Kongo.

Jean-francois Gambino

Bronze de Jean Francois Gambino « Rome »

Jean- François GAMBINO,

un instinct animal artistique.

Artiste sculpteur, Gambino est né en 1966 à Paris. C’est en 1997 qu’il découvre et apprend auprès du sculpteur Chantal Adam, à Neuilly sur Marne, la technique particulière de la terre cuite, et des patines faites de pigments naturels. Puis c’est en 2003 qu’il devient sculpteur professionnel et se consacre entièrement à la sculpture animalière. Avec comme prédilection, les animaux de la savane.

Ses œuvres retransmettent une énergie pulsionnelle et instinctive, que sont par nature ces animaux. A la fois souples et puissantes, elles proviennent d’une volonté d’exécution rapide du travail de la terre, tout en en jouant avec la matière et l’espace. Cette spontanéité de réalisation traduit au mieux la force vitale et souvent intuitive que chaque animal doit générer pour survivre et s’imposer.

Son travail est couronné en 2007 par le prestigieux prix Marsel Sandoz. Aujourd’hui ses œuvres sont montrées à travers le monde dans les plus belles expositions et Galerie D’art.

Quelques pièces en terre cuites, sont reproduites sur commande en bronze. Et fondues dans la célèbre fonderie Chapon.